Mission de supervision de la Banque mondiale : cap sur l’optimisation du PASEA et la préparation de sa deuxième phase
Du 9 au 13 mars 2026 à Kinshasa, la Banque mondiale a conduit, aux côtés de la Cellule d’Exécution des Projets Eau (CEP-O), des institutions nationales de tutelle et des partenaires de mise en œuvre, la mission de supervision du Programme d’Accès aux Services d’Eau et d’Assainissement (PASEA). Organisée régulièrement, cette mission constitue un cadre stratégique de dialogue technique et de suivi opérationnel entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo, la Banque mondiale et l’ensemble des parties prenantes engagées dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement.
Cette session de supervision a permis d’examiner de manière approfondie l’état d’avancement du PASEA, mais également celui des autres projets portés par la CEP-O, notamment AGREE et KIN ELENDA, dans leurs composantes liées à l’eau potable. Les échanges ont porté sur les progrès enregistrés, les défis opérationnels rencontrés, le respect du calendrier de mise en œuvre ainsi que les engagements financiers, dans la perspective de la revue à mi-parcours prévue en Juin prochain. Cette démarche de suivi régulier vise à renforcer l’efficacité de l’exécution, à consolider la coordination institutionnelle et à maintenir l’alignement des projets sur leurs objectifs de développement.
L’un des points majeurs de cette mission a concerné la restructuration du projet PASEA avec un ajustement budgétaire de 50 millions USD, ramenant l’enveloppe de la phase 1 de 400 millions USD à 350 millions USD. Ce gap résulte de la non réalisation en cette première phase de certaines activités, qui sont réorientées vers la phase 2, étant donné que PASEA s'exécute dans une approche multi phase. En meme temps, la phase 1 de PASEA a bénéficié d’une allocation de 25 millions USD transférés à partir des fonds du projet d’Accès, de Gouvernance et de Réforme des secteurs de l’Electricité et de l’Eau (AGREE), pour renforcer le financement des activités d’approvisionnement en eau potable notamment dans la ville de Kananga.
Ces décisions s’inscrivent dans une logique d’optimisation de la gestion des ressources et de recentrage stratégique sur les interventions les plus prioritaires de tous les projets du gouvernement, afin de garantir une mise en œuvre plus efficace, plus réaliste et davantage orientée vers les résultats.
Au-delà de cet ajustement, la restructuration engagée ouvre également des perspectives importantes pour la phase 2 du PASEA, déjà en préparation à l’horizon 2027. En réservant une partie des ressources pour cette prochaine séquence, les parties prenantes entendent donner davantage d’envergure à la suite du programme, avec l’ambition de consolider les acquis, d’étendre l’impact des investissements et de répondre de manière plus durable aux besoins des populations en matière d’eau et d’assainissement.
À travers cette mission, le Gouvernement, la Banque mondiale et la CEP-O réaffirment leur volonté commune de faire du PASEA et des autres projets du portefeuille eau de véritables leviers de transformation pour le secteur. La supervision périodique demeure ainsi un instrument essentiel de pilotage, d’anticipation et de prise de décision, au service d’une mise en œuvre plus performante et d’un accès accru des communautés congolaises à des services essentiels de qualité.